Soft Skills vs Hard Skills : Kesako ? On vous dit tout !

17/11/2019

Article écrit par Teaminside

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Aujourd’hui incontournables, les softs skills occupent une place importante dans les critères des employeurs. Signifiant « compétences comportementales » ou « savoir-être », ils renvoient aux différents traits qui forgent la personnalité de chaque individu. Au contraire des hard skills, qui décrivent des aptitudes purement techniques (maîtrise d’une langue étrangère, diplôme, etc), les soft skills ont pour objectif de représenter les qualités morales et humaines et sont la traduction concrète des valeurs et de la culture qui doivent être partagées dans l’entreprise.

La mode autour des soft skills ou compétences douces s’explique peut-être par les critiques régulièrement faites aux employeurs. On leur reproche souvent de ne recruter que des clones, sortis des mêmes écoles et au parcours professionnel sans aspérité. Parler de soft skills, c’est une manière de se donner une image moderne, « Venez chez nous comme vous êtes ! » 

Il y a quelques années, les hard skills étaient encore largement plébiscités, on accordait une plus grande valeur aux nombreuses compétences techniques ou académiques acquises durant le parcours scolaire ou professionnel.  Le diplôme, mis sur un piédestal, représentait l’un des aspects les plus importants du candidat.

Il est difficile de déterminer avec exhaustivité et justesse une liste des compétences qui entrent dans la catégorie des soft skills. Il existe cependant une liste de soft skills établie par le World Economic Forum, dans le cadre d’une étude “Future of jobs”, et qui recense 10 soft skills indispensables, telles que l’éthique du travail, la capacité à aller au-delà de son champ d’action, l’influence, la persistance, l’intelligence émotionnelle, l’envie d’encourager et faire progresser ses équipes, le courage de prendre des décisions, l’adaptabilité, etc. Cette liste est intéressante, car, d’une part, elle s’appuie sur la vision des collaborateurs sur ces compétences attendues par les entreprises et, de l’autre, parce que le WEF fait des soft skills un des principaux leviers de performance pour les entreprises, dans un environnement qui sera bientôt dominé par l’intelligence artificielle, le machine-learning, la robotique ou bien les nanotechnologies.

Notons par ailleurs que face à l’arrivée croissante des robots et de l’intelligence artificielle au sein de notre environnement professionnel, les soft skills pourraient être notre atout majeur face à ces condensés de compétences techniques mais dénués de toute intelligence émotionnelle (du moins pour l’instant !). Beaucoup affirment que ces « compétences douces » seront dans le futur notre dernier rempart face à la disparition des emplois au profit des travailleurs automatisés.

Vous l’aurez compris, il est donc critique d’insuffler une culture des soft skills au sein de votre stratégie RH. Cette approche est désormais un passage obligé à chaque entretien. Les candidats doivent apprendre à les mettre en lumière et les faire ressentir aux recruteurs. Il faut savoir qu’un recrutement sur 2 échoue au cours des 18 premiers mois, engendrant des pertes pour l’entreprises et dans 89% des cas, ces échecs sont liés à des problèmes d’attitude ou de posture, donc de soft skills (seulement 11% des erreurs sont dues à un manque de compétences techniques).

Le monde actuel, fortement modelé par les nouvelles technologies de l’information, est souvent défini par l’acronyme VUCA (pour Volatility, Uncertainty, Complexity et Ambiguity). Le modèle traditionnel de l’entreprise pyramidale atteint ses limites. Pour être plus réactive, disruptive, agile, l’entreprise doit revoir son modèle en profondeur  et les soft skills apparaissent aujourd’hui comme indispensables aux entreprises en raison des enjeux d’adaptation et d’anticipation liés à la transformation constante des méthodes de travail, des attentes et des usages des collaborateurs comme des clients. Dans ce monde en perpétuelle transformation, l’empathie, la créativité, la conceptualisation, l’imagination et la flexibilité émotionnelle et intellectuelle deviennent des valeurs “refuges”.

Les soft skills sont donc à la croisée des attentes individuelles des collaborateurs et des objectifs collectifs des entreprises. Il est donc essentiel de les identifier, de les valoriser et de les développer ! Bref, l’Homme fait son grand retour en entreprise et cela fait du bien ! 

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